Où Nestor Burma rencontre l’Aristo

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Léo Malet et André Héléna… Deux figures fondatrices du roman noir français, sans lesquelles l’œuvre de Jean-Patrick Manchette, d’A.D.G. ou de Frédéric H. Fajardie n’aurait jamais vu le jour. Deux romanciers de race et deux poètes qu’unit une même origine méridionale mais, surtout, une vision tragique de la vie marquée par une puissante nostalgie du soleil et du bonheur. Deux esprits libres, enfin, à qui les drames et les mensonges de l’histoire contemporaine ont forgé un invincible scepticisme idéologique et politique.

Léo Malet et André Héléna… Ce sont deux portraits croisés que propose ce livre. Si l’œuvre de Malet, symbolisée par Nestor Burma, le détective privé incarné au petit écran par Guy Marchand et recréé par Tardi dans ses BD, est universellement reconnue, celle d’Héléna reste largement à redécouvrir. Pourtant, Héléna est le père d’un personnage qui pourrait inspirer une réjouissante série télévisée : l’Aristo, un mélange de Rocambole et d’Arsène Lupin auxquels le grand dessinateur Jef de Wulf a donné, dans les années 50, des traits définitifs pour illustrer ses aventures. C’est d’ailleurs à Tardi et à Jef de Wulf que la couverture de ce livre rend hommage…

Léo Malet et André Héléna… Outre des vues originales sur ces deux maîtres, Michel Marmin livre ici pour la première fois un ensemble de lettres que lui a adressées Malet, ainsi qu’un cahier de photographies et d’images inédites, dont deux collages surréalistes de l’auteur des « Nouveaux Mystères de Paris ».

 

Journaliste, écrivain de cinéma, scénariste et poète, Michel Marmin est l’auteur de nombreux ouvrages dont, chez Auda Isarn, Chemins de Damas et d’ailleurs (2018).

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Description

En 1975, avec Alfred Eibel, Michel Marmin publie la première édition complète des Poèmes surréalistes de Léo Malet. Il devient un ami très proche du créateur de Nestor Burma, à ce point intimes que celui-ci lui lègue son Journal secret, deux jours avant son décès. En revanche, Marmin n’a pas connu André Héléna. Il en découvre les textes grâce aux rééditions des années 2000 chez e/dite. Malet/Héléna, deux mal-aimés du polar français, forçats de la littérature populaire, avec ou sans pseudonyme, fumeurs de pipes, débutant dans la poésie, de tempérament anarchiste, désespérés. Pour le premier, la vie est dégueulasse et la sueur colle aux tripes. Pour l’autre, le Bon Dieu s’en fout et les flics ont toujours raison. Où Nestor Burma rencontre l’Aristo rassemble les articles de presse et préfaces que Michel Marmin a consacrés à ces deux Méridionaux, et dont il est un lecteur attentif et subtil.
(Christophe Bier, Mauvais Genre/France Culture)

Excellente introduction à l’oeuvre de ces deux grandes figures du polar, l’essai de Michel Marmin comprend en outre des documents inédits concernant l’auteur des Nouveaux Mystères de Paris, ainsi que les lettres qu’il adressa à son ami. “Vous pouvez préparer la chronique nécro”, lui écrit-il la veille de ses 80 ans. “Il faut se faire une raison. Mais, quand même : merde alors !”
(Olivier Maulin, Valeurs actuelles)

Malet comme Héléna sont les découvreurs du Paris des années 50-60 captant l’humeur de la rue et “une odeur de savon à barbe” comme l’écrivait Yves Martin dans De la rue elle crie. Découvrant ces deux écrivains, nous pensons qu’ils méritent mieux qu’une estime de circonstance. (…) Marmin scrute chaque page prise dans son mouvement d’oscillations permanentes. Et c’est bien cela qui fait le prix de ce livre.
(Alfred Eibel, Service littéraire)

Tous deux sont considérés comme les pères du roman noir français, lequel, selon l’avis autorisé de Marmin, a peu à voir avec son homonyme américain. Lecteur très occasionnel de l’un comme de l’autre, je souscris sans réserve à cette opinion, tout comme à l’apologie de Guy Marchand, interprète archétypé de Burma à la télévision : “ce qu’Humphrey Bogart a été à Philip Marlowe”.
(Michel Mourlet, La Revue Universelle)

Belle idée que celle de Michel Marmin de célébrer, dans un petit livre très personnel, Où Nestor Burma rencontre l’Aristo, les destins atypiques – et parfois croisés – de deux grands du roman noir (que je considère comme deux grands de la littérature tous genres confondus), Léo Malet et André Héléna.
(Alain Sanders, Présent)

Malet, Héléna : l’univers de ces deux princes du polar est visuel et sonore. Entrer dans une de leurs histoires, c’est entendre le Paris des années 50 et 60, la langue de l’époque et son esprit canaille, sillonner les bas-fonds de Pigalle ou d’ailleurs. Les deux, hantés par les romans de gare, écrivaient vite : des aventures aussi bouillantes, aussi sanglantes et accrocheuses que les séances ciné avec Eddie Constantine ou Dédé Pousse. Toute une époque !
(William L’Harmet, Réfléchir&Agir)

Un portrait croisé particulièrement fécond de Léo Malet et d’André Héléna, les deux maîtres du roman noir français.
(Pascal Esseyric, Eléments)

On découvre les nombreuses facettes souvent ignorées de Malet. Son expérience de jeunesse au sein du mouvement surréaliste et sa passion pour les collages et montages photos érotiques par exemple. Associé à l’auteur de Nestor Burma, ce livre nous fait découvrir un autre auteur de roman policier populaire, André Héléna. Partageant la même vision tragique de l’existence que Malet, le créateur de l’Aristo est une découverte pour nous. Et c’est tout le talent de Michel Marmin que de transmettre et faire connaître ce patrimoine de la littérature populaire française.
(Louis Alexandre, Rébellion)