Chemins de Damas et d’ailleurs

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Aux confins du surréalisme mais revendiquant hautement son ancrage classique, quitte à s’en affranchir pour la bonne cause – celle de cette « musique intérieure » célébrée et illustrée par Charles Maurras –, Michel Marmin livre ici trois petits paquets de poèmes où le lecteur se plaira peut-être à reconnaître des réminiscences cinématographiques, héroïques, érotiques, historiques, métaphysiques et identitaires, le tout emballé dans le papier de soie de l’élégie, le papier d’alu de l’épopée ou le papier-cul de la facétie.

Ces poèmes sont suivis d’un « journal de marche » où Michel Marmin, arpenteur et chasseur, débusque les bons becs de Paris au coin des rues, dans les rames du métro ou au comptoir des vieux bistrots. Son éclectisme racial, digne de l’Exposition coloniale de 1931, en surprendra plus d’un !

Ancien critique de cinéma à Valeurs actuelles et au Figaro, Michel Marmin a longtemps dirigé le magazine Éléments, principal vecteur des idées de la Nouvelle Droite. Auteur de nombreux ouvrages d’histoire du cinéma, il a publié en 2017 un livre de mémoires, La République n’a pas besoin de savants (Pierre-Guillaume de Roux). Après Chemins d’ailleurs et de Damas (L’Âge d’Homme, 2000) et La Pêche au brochet en Mai 68 (Alexipharmaque, 2008), Chemins de Damas et d’ailleurs est son troisième recueil de poésies.

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Description

Il est rare de lire une prose et une poésie aussi authentiquement françaises. Il y a certes plusieurs France, mais il y en a une qui l’est plus que d’autres. Peut-être est-ce une France idéelle, chimérique, pareille à un songe nervalien, entourée d’un brouillard léger, colorée de pastel, aux printemps et aux automnes qui s’étirent sans fin.
(François Bousquet, Eléments)

De quoi s’agit-il ? De poèmes, dont l’auteur affirme souvent contourner la métrique. Et de promenades en prose, à l’occasion desquelles Michel Marmin contemple celui d’accortes passantes. Georges Brassens, dont l’œil s’égarait parfois en direction des jupons des filles et qui prenait lui aussi quelques privautés avec les pieds et les vers (toujours galants), aurait sûrement adoré. (…) D’où ce carnet de bal, dressé au fil de pérégrinations parisiennes, quand Marmin ne danse qu’avec les yeux, même si le désir lui danse un peu dedans. Ou comment célébrer les peaux embrassées par le Soleil, plus ou moins noires, laiteuses ou cuivrées. Les croupes également, rebondies ou pas. Le port altier de l’une, la mine dédaigneuse de l’autre. Sherlock Holmes, de par la vêture ou le maintien de son interlocuteur, parvenait à en déterminer le métier, la santé ou le statut social. En détective perpétuellement émerveillé, notre promeneur tente, lui, à partir des courbes du corps, de percer les mystères des cœurs et des âmes.
(Nicolas Gauthier, Boulevard Voltaire)

Recueil de courts poèmes profonds ou primesautiers, qui constituent un surprenant feu d’artifice surréaliste nourri de culture classique. Une confrontation stylistique qui étonnera – détonnera –, mais ne laissera pas indifférent le lecteur curieux d’originalité. L’ouvrage est complété par un « carnet de marche » parisienne composé de portraits de femmes croisées au hasard des rues, des métros et des restaurants, et de fines bien que parfois triviales descriptions d’instantanés d’un quotidien qui peut encore parfois être enchanté, même brièvement, par le léger strabisme d’une jolie fille ou un massage capillaire dans un salon de coiffure…

(Xavier Eman, Présent)

Des textes rimés parfois mais pas toujours montrent d’évidence qu’un fond chevaleresque se loge chez Michel Marmin. Ce qui résonne l’enchante ; non ce qui raisonne. La bravoure est sa danse antique.
(Alfred Eibel, Livr’Arbitres)

Journal joyeusement, gauloisement et savamment mobilisé par une seule idée fixe : les spécimens du sexe d’en face croisés sur son chemin (des Dames plutôt que Damas).
(Michel Mourlet, La Revue universelle)