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Entre les fleuves (2008)

21,00 € 5,00 €

Auteur : Gaëlle Mann

Après la disparition inexpliquée de son ami Robert Tiercin, Roland Mourgues décide de quitter Paris et d’aller au Koraq où une situation lui est proposée dans un palace international. Avec ses raffineries de pétrole, ses usines d’armement et son dictateur avide d’expansion, le pays qui l’accueille n’est plus l’Eden. On y vit dans l’attente permanente de conflits que le moindre prétexte peut faire éclater. Mais à l’hôtel Al Mansour, la climatisation occidentale fait oublier les dangers et la mort. Roland se laisse aller au plaisir de conquêtes faciles, jusqu’au jour où il rencontre l’énigmatique Michelle Kara, dont il s’éprend et devient l’amant. La guerre inévitable éclate. Michelle entraîne Roland vers le nord du pays où elle possède, au bord du desert, une sorte de citadelle, la villa Dilmun. De nombreux amis viennent les y rejoindre. Parmi lesquels l’inquiétant docteur Awad Moussad. Des fêtes perverses s’organisent pour tenter d’exorciser la guerre. Un roman superbement écrit avec l’Irak et la Guerre du Golfe en toile de fond.

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Description du produit

Aux lisières, et peut-être un peu plus, de la démence sadomasochiste, le roman de Gaëlle Mann relie avec infiniment de talent les beautés effrayantes du désir absolu aux horreurs apocalyptiques de la guerre, pour atteindre à une manière de poésie fantastique, voire surréaliste. Par exemple avec ce portrait de l’être aimé – “front immense d’une reine décapitée, sous les cheveux fins, collés à la peau”- ou avec ce paysage – “dans les vases luisantes de la ceinture marécageuse, s’abattaient des milliers d’oiseaux en rafales, à la recherche enfiévrée de vers”. Toutefois, la fiction ne se nourrit pas seulement ici de fantasmes morbides, mais encore d’une attention délicate et compatissante aux malheurs d’un peuple dont la millénaire noblesse a été souillée par l’arrogance criminelle et imbécile de l’Occident.
(Michel Marmin, Eléments)

Avec cette manière de saisir l’indiscernable et la gamme parfois ténébreuse des émotions, Gaëlle Mann témoigne d’une déconcertante sensiblilité dans un style très charnel. On se trouve vite plongé dans un décor et un monde décrits avec un don superbe, à la fois imagé, subtil et fracassant. Roman musclé, sans cesse émouvant, où se conjuguent volupté et violence.
(La Gazette du Palais)

Entre les fleuves c’est l’Irak, c’est l’Orient. Un Orient dont les déserts, les monuments, les villes, les souks sont autant de hantises tandis que sur fond de guerre, dans des paysages arides et automnaux, obscurcis par l’incendie de puits de pétrole, passent des personnages équivoques, ombreux. Il y a là qui affleure, entre dédales et souterrains, entre désirs et chairs moites, un romantisme noir relevé de décadence. On appréciera également la finesse de l’analyse psychologique qui, d’un trait, d’une formule, dévoile les caractères, et qui froide, définitive, hautaine, retrouve la perspicacité d’un Paul Morand (dont, du reste, l’espèce de cosmopolitisme suranné n’est pas absent). Entre les fleuves est un beau roman dont Gaëlle Mann, d’un style classique et à la fois voluptueux, perpétue l’envoûtement de la première à la dernière page.
(Réfléchir & Agir)

Gaëlle Mann aime les personnalités bien trempées et les situations fortes qu’elle narre avec un réalisme plein de sève. Joutes guerrières ou amoureuses, Eros et Thanatos aussi indissociables que l’avers et le revers. Encore ce réalisme – des descriptions, des personnages, des scènes de guerre et d’amour – est-il traversé de fulgurances lyriques qui projettent le récit dans une dimension supérieure. Car le parcours de Roland Mourgues, ancré ici dans une actualité récente, dans un pays martyrisé par un conflit barbare, est jalonné de symboles qui transcendent l’espace et le temps. Sa fuite devant “l’horizon d’apocalypse, ce rideau dévorant d’or et de pourpre qui balaie et brûle la terre des hommes” invite à aborder d’autres niveaux de lecture. Tels sont la densité et les attraits de ce livre dont on regretterait qu’il passât inaperçu, perdu dans le foisonnement de la production courante. Ne fût-ce que parce qu’il porte sur des événements actuels un regard peu conforme aux diktats manichéens du “politiquement correct”.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)

Chez le dynamique éditeur occitan Auda Isarn, sortie d’un roman à clés de Gaëlle Mann, Entre les fleuves, dont le thème de fond est un pays pétrolier, le Koraq, derrière lequel le lecteur reconnaîtra l’Irak et la guerre d’agression anglo-saxonne.
(Faits & Documents)

Il se dégage de ce livre une ambiance envoûtante qui n’est pas seulement due aux parfums épicés qui baignent ces antiques cités des Mille et nuits, en l’occurrence, une ville, Bassorah, qu’on appelait la Venise de l’Irak et que les bombardements américains ont désormais détruite. On songe à d’autres aventures et à d’autres romans ou films qui nous ont donné le goût de l’étrange et de l’aventure ; Français bannis et exilés dans des pays chauds, aventuriers ou ratés sans scrupules et sans but qui peuplent les bordels et les bars minables, une bouteille de whisky à la main, et puis, il y a les autres, diplomates et journalistes réfugiés dans les cocons aseptisés des palaces internationaux. On songe, en lisant Gaëlle Mann, aux héros du Rivage des Syrtes ou du Désert des Tartares, mais, ici, l’ennemi ne tarde pas à se manifester et il n’y a aucune subtilité ni ambiguïté dans les déplacements du mastodonte américain qui annihile toute vie, humaine, culturelle ou autre, partout où il passe.
(Pierre-Emile Blairon, Hyperborée)

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