Les Causeries du dimanche

23,00 

Auteur : Philippe d’Hugues

Gros volume de portraits jadis parus dans La Nation française de Pierre Boutang. Critique de cinéma réputé, Philippe d’Hughes évoque ici les auteurs qui l’ont marqué : Nimier, Rebatet, Brasillach, Benoist-Méchin, Truffaut, Von Salomon, Sainte-Beuve, Gobineau, Roland Barthes, Bardèche, Nabokov…

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Description

Historien du cinéma faisant autorité, ancien admnistrateur général de la Cinémathèque française, passionné de littérature, observateur attentif de son temps, Philippe d’Hugues recèle de nombreux talents, dont celui de chroniqueur. Et il s’y livra avec bonheur, ainsi qu’en témoignent les 33 chroniques réunies dans ce volume, parues, pour l’essentiel, dans La Nation française de Pierre Boutang. Portant sur des sujets littéraires, ces textes constituent un véritable trésor tant par l’éclectisme, la liberté d’esprit et de ton, la rigueur et la profondeur d’analyse dont ils témoignent, que par leur écriture.
(Christian Brosio, Spectacle du Monde)

Avec ces magnifiques Causeries du dimanche, un recueil de trente-trois chroniques littéraires que le jeune d’Hugues, dans les années 60, rédigeait le dimanche pour La Nation française de Pierre Boutang. Ainsi, il entend dire la vérité sur les auteurs et leurs livres, ce qui nous vaut des pages d’une grande justesse sur Morand, “prophète du futur”, parti, comme il le fait bien remarquer, du technicolor pour arriver au noir et blanc, voire au muet (avec son étonnante confession Tais-toi). Mauriac et Rebatet, Gobineau et Jünger, Hölderlin et Fantomas lui inspirent des réflexions d’une profondeur, d’un non-conformisme réjouissants. Brasillach est salué avec émotion par le jeune lecteur ébloui de l’Anthologie de la poésie grecque – dont l’acquisition chez un bouquiniste constitue l’une des étapes dans la vie du lettré authentique. Nimier (qui ne reçut aucun prix littéraire), Huguenin, le cher Vandromme, ont droit chacun à un portrait plein d’amitié que l’on voudrait citer du premier au dernier mot. Se dégage l’autoportrait d’un antimoderne farouche, attiré par les desperados, révulsé par les bien-pensants et les fonctionnaires des Lettres (ceux qui dissertent sur la fonction de la littérature). Ces précieuses Causeries du dimanche sont à déguster comme cordial, à conserver comme talisman.
(Christopher Gérard)

Une flânerie littéraire comme on les aime. Piquante. Enlevée. Un parcours en zigzag sur des chemins non balisés. Un témoignage original sur la vie intellectuelle de la seconde moitié du siècle dernier. L’auteur ? Un spécialiste éminent du cinéma. Doublé, il le démontre ici, d’un passionné de littérature des plus perspicaces. Un critique au jugement acéré. Assez indépendant pour échapper au conformisme ambiant. Il papillonne au gré de sa fantaisie, sans souci de chronologie.
(Jacques Aboucaya, Le Salon Littéraire)

Causeries littéraires, cinématographiques, historiques, philosophiques, causeries pour tous les jours en compagnie des plus grands. Un régal.
(Stéphanie des Horts, Valeurs actuelles)

Cette liberté de ton et d’approche parcourt tout le recueil avec une maestria remarquable. Selon l’humeur et les circonstances, les analyses de Philippe d’Hugues sont plus ou moins fouillées, mais elles tombent souvent justes. De temps en temps apparaît le cinéma avec des articles sur François Vineuil alias Lucien Rebatet ou “François Truffaut épistolier”. Cependant, il ne monopolise pas tout le livre. La littérature ou – plus exactement – les littératures occupent l’essentiel du volume. Le pluriel s’impose, car Philippe d’Hugues ne se contente pas des classiques. Il témoigne de son intérêt pour la littérature dite populaire en saluant Fantômas. Il loue Robert Brasillach l’écrivain et vante aussi bien Roger Nimier que Jean-René Huguenin. Quand Philippe d’Hugues participe à La Nation française, la mode est encore aux «Hussards», cet ensemble hétéroclite de jeunes plumes talentueuses qui bravent avec panache le conformisme sartrien. En publiant ces Causeries du dimanche, Philippe d’Hugues permet aux jeunes générations de découvrir des écrivains au style racé très éloignés des actuels scribouillards primés grâce à de coupables complaisances éditoriales… Le goût sûr de Philippe d’Hugues pour les «réprouvés» se retrouve dans ce recueil avec de magnifiques recensions sur les écrits orientaux de Jacques Benoist-Méchin, sur ce «rebelle pour l’ordre» nommé Ernst Jünger ou sur l’activiste devenu écrivain Ernst von Salomon. Paru en 1966 dans une revue intitulée L’Intérêt européen, “L’Europe médiatrice” parachève l’ouvrage d’une brillante façon : “Nous ne voulons pas être de vagues Américains en moins riches, non plus que des sortes de Russes de l’Ouest. Nous voulons être des Européens : Français d’abord, Européen ensuite.”
(Georges Feltin-Tracol, Europa Maxima)

Philippe d’Hugues parle encore mieux de littérature que de cinéma, ce qui n’est pas peu dire.
(Michel Marmin, Eléments)

Esprit profondément réactionnaire, Philippe d’Hugues n’est pas pour autant sectaire. Ainsi salua-t-il dès 1964 le Barthes critique jugé supérieur aux vieilles barbes Kemp et Rousseaux. Mais c’est sans doute lorsqu’il aborde ce qu’il connaît intimement qu’il est le plus éloquent. Sur Nimier romancier, Rebatet critique de cinéma ou Truffaut épistolier, Philippe d’Hugues est à son affaire. Chez lui la fidélité aux grands disparus est inséparable d’une certaine éthique de droiture et de conviction.
(Marc Laudelout, Le Bulletin célinien)

Nous devons à Philippe d’Hugues, écrivain et historien du cinéma vigoureusement de droite, un recueil de textes écrits au cours de la seconde moitié du XXe siècle intitulé Causeries du dimanche en un petit clin d’oeil à Sainte-Beuve. Cet ouvrage fort bien écrit a retenu notre attention.
(François-Xavier Rochette, Rivarol)

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