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On attendra Victoire (2016)

17,00 €

On attendra Victoire : Le monde est tombé, tout est fini, mais tout a peut-être recommencé. Il y a des flics, des agents secrets, des conseillers occultes. Il y a une présence féminine, silhouette qui s’ébauche pour mieux disparaître. Ils passent, ont passé ; ne sont déjà plus que des noms sans importance, déjà plus que des documents classifiés. Et s’ils se sont entretués, ils ont échangé au milieu des ruines. Ils ont parlé de complots, d’officines, d’un peu de littérature, de coucheries, de musique, de meurtres et de fleurs.

Parce que l’automne est faux : Un journal mêlé de notes et de souvenirs de lectures, de conversations avec des amis, de textes abandonnés. C’est le temps qu’il fait, de très courts voyages, deux ou trois villes ; ce sont des terrasses de cafés, des autodafés, des disques, les automnes d’avant.

Écrivain, éditeur (Alexipharmaque), Arnaud Bordes a déjà écrit cinq recueils de nouvelles (principalement chez Auda Isarn). On attendra Victoire est son sixième livre.

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Description du produit

Serrer en quelques pages elliptiques une vision polyphonique de l’effondrement d’un monde, et opposer à cet effondrement une réponse, non pas morale, non pas politique, non pas même historique, mais rigoureusement et orgueilleusement esthétique, telle est la gageure tenue brillamment par Arnaud Bordes dans On attendra Victoire. (…) En fait de style, on ne saurait mieux caractériser celui d’Arnaud Bordes, dont le dandysme viril, non exempt d’humour – à preuve cette délicieuse provocation nietzschéenne : Je me suis brûlé les mains à la culasse. Tes seins me les rafraîchiront.” – et que bronzent paradoxalement les effluves des civilisations en putréfaction, l’odeur des dernières cartouches et le poids des seins qui tombent.
(Michel Marmin, Eléments)

Arnaud Bordes est l’un des plus fins connaisseurs de la Décadence et de l’esthétique fin-de-siècle. Des textes rares tels que Pop conspiration ou La Matière mutilée avaient attiré l’attention des amateurs de livres denses et cryptés, parfois jusqu’au vertige, et qui semblent constituer les prémisses d’un grand roman antimoderne. Notre Des Esseintes récidive aujourd’hui avec un double opuscule, mi-récit d’anticipation, mi-journal musical et littéraire.
(Christopher Gérard, Causeur)

Les deux parties du nouveau livre d’Arnaud Bordes, si elles sont bien distinctes, se répondent en écho. S’y tiennent concurremment les obsessions et exigences de l’auteur. En une soixantaine de pages, d’abord, une richesse de ton et de situations nous fait assister à la fin d’un monde… On croise des escadrons de francs-tireurs, des milices communautaristes ; on déambule au bord des charniers, on chemine au milieu de conurbations bombardées, ruinées, pleines de putains, de migrants, de rats, de chiens errants. Parfois, on croise la beauté d’une jeune fille, comme celle de Jeanne Sixte, qui nous fait évidemment penser à l’inoubliable Annemarie Pop, mi-ange mi-diablesse, de Pop conspiration. Parce que l’automne est faux est plus apaisé. En apparence seulement. Journal littéraire, donc principalement traversé par des impressions de lectures, il relate également quelques rencontres mais sur lesquelles Bordes ne s’étend pas. Tout comme il reste discret sur lui-même. Comme pour toutes les productions d’Arnaud Bordes où la qualité prend le pas sur la quantité, il faut avancer lentement, interroger les paragraphes, la richesse du vocabulaire, goûter à l’humus de ce que l’écrivain veut nous communiquer. Rien n’est laborieux ni filandreux dans cette prose qui se suffit à elle-même. « Je ferai des phrases courtes, j’aurai alors la lumière », lit-on en fin de volume.
(Bruno Favrit, Réfléchir & Agir)

Une à une, les digues s’écroulent. Civilisation exsangue, nations bien entamées, communautés parodiques, familles hagardes, présence à soi menacée de toutes parts : la guerre de tous contre tous bat son plein sans équivoque. A part minimiser l’effroi, ou pire encore ne se rendre compte de rien, il n’y a plus guère qu’une seule alternative ; se jeter à corps perdu dans le chaos (fomenter, manipuler, prétendre) ou bien s’enivrer de solitude. Heureusement certains films, certains romans, subliment ce dernier choix, tracent des trajectoires entre les ruines, pistent quelques fantômes émouvants avant qu’ils ne s’évanouissent. C’est ainsi qu’après le très beau Pop conspiration (2013), le non moins bouleversant On attendra Victoire d’Arnaud Bordes drape notre fin du monde.
Parce que l’automne est faux, déambulation de 2004 à 2015 entre des livres et des villes (« je regarde ma bibliothèque comme d’autres contemplent des panoramas »), des escapades et des filles, des souvenirs de vacances et les affres du métier d’éditeur, le spleen d’après-midis étirées et l’exaltation de lectures uniques.
(Ludovic Maubreuil, Cinématique)

Auteur exigeant à l’étincelant style néo-gothique.
(Georges Feltin-Tracol, Synthèse Nationale)

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