L’Epuration ou la fin d’un monde

En avril 1945, le général de Gaulle déclarait à l’Assemblée nationale : « Où est la guerre civile ? » Pourtant, après plusieurs années d’Occupation fort dures et cruelles, l’esprit de vengeance avait prolongé massacres, tortures et climat de guerre civile. Ce fut ce qu’on a appelé l’Épuration. Mais, bien plus qu’un juste retour de balancier, on assista à une mise en coupe réglée de tous les secteurs clés de notre pays : personnel et institutions politiques, monde économique et professionnel, paysage intellectuel…

Ce livre présente les prémices de l’Épuration, en France et à Alger, l’Épuration sauvage de l’été 1944, le drame des tondues, la liquidation politique, économique et culturelle du camp des vaincus et, plus largement, de la France de l’entre-deux-guerres. À la lecture de ce livre, on prendra la mesure de ce vaste chamboulement (propre à ce qu’on appelle la loi des vainqueurs) qui eut une importance vitale sur tout le demi-siècle français qui allait suivre. Notre monde actuel est bien issu de ce socle posé en 1945. Sans Libération et sans Épuration, pas de décolonisation, pas de Mai 68, et pas de triomphe de la mondialisation et du politiquement correct.

Né en 1970, Pierre Gillieth a écrit plusieurs essais historiques et romans (dont un salué par A.D.G et Michel Déon), et collabore à divers magazines.

19,00 

La presse en parle

Une remarquable synthèse de ce que l’on peut savoir, servie par un souci d’équité et un ton mesuré : un tour de force !
(Michel Marmin)

La synthèse de Pierre Gillieth est précieuse car elle dit tout, du moins tout ce qui peut tenir en 150 pages.
(Francis Bergeron, Présent)

Particulièrement  rigoureux et précis sur le plan historique, le rythme de l’ouvrage ne permet pas seulement au lecteur de découvrir cette sombre page de l’histoire de France, mais presque de la revivre. (…) Pierre Gillieth rappelle que tous les grands phénomènes de l’après-guerre (décolonisation, Mai 68, et notre déliquescence actuelle) puisent leurs racines dans ces mois ayant ensanglanté la France.
(Thierry Bouclier, Présent)

Dans le roman national officiel en France, et sur ce point strictement maintenu et défendu depuis 1944-1945, alors que Clovis et Napoléon, ce qui est quand même énorme, ne figurent plus dans les programmes scolaires, cette Epuration aurait été un grand moment de patriotisme : les résistants, libérateurs de la France, auraient puni des traîtres, qui auraient mérité leur sort. Or, Pierre Gillieth démontre que tout ceci est faux. Il a construit dans ce but un récit pertinent de 150 pages, vraiment à la portée de tous les lecteurs. L’Epuration a été un drame pour notre pays, et n’a pas été concentrée sur la fin de l’été et l’automne 1944, mais s’est étendue sur plusieurs années, même après la fin de la guerre en mai 1945.
(Scipion de Salm, Jeune Nation)

Une étude synthétique indispensable pour comprendre ce que fut la révolution de 1945, marquée par l’éradication de la droite politique et intellectuelle par les communistes et leurs alliés sous l’accusation de collaboration.
(Edouard Rix, Réfléchir&Agir)

Un livre passionnant sur cet épisode  abominable de l’histoire française.
(Robert Spieler, Rivarol)

Au-delà du traitement purement historique de cette parenthèse honteuse que beaucoup voudraient nous faire oublier ou gommer de la mémoire collective, l’auteur montre bien à quel point cet épisode marque une rupture civilisationnelle entre deux mondes, le passage d’une France à une autre, l’avènement de la modernité qui nous mènera où nous sommes. Un livre passionnant et précieux sur une période trop peu étudiée.n.
(Xavier Eman, Livr’Arbitres)

Un ouvrage bien documenté sur un des moments les plus sinistres de notre Histoire.
(Pierre Vial, Terre&Peuple)

Poids 233 g