Fort à faire (2016)

21,00 

Auteur : Bruno Favrit

Il y aura eu fort à faire durant ces quatre saisons placées sous le signe du vin, de la volupté et de l’air pur, l’âme et l’esprit en permanence habités par le désir d’échapper aux pesanteurs et aux mots d’ordre. Ainsi, les contingences, la volonté, les dissonances vous happent, se télescopent, vous animent. Et alors, il n’y a plus qu’à suivre le chemin que la vie vous réserve et goûter aux plaisirs et aux enchantements dont elle a résolu de ne pas vous priver.

Roman ou récit ? Fort à faire est le laboratoire d’un panthéisme assumé.

Bruno Favrit vit dans le sud de la France, entre Vaucluse et Vivarais. Il a consacré des essais au paganisme et à l’héritage gréco-romain, ainsi qu’une biographie à Frédéric Nietzsche. Aux éditions Auda Isarn, il a publié cinq ouvrages (nouvelles, récit, essais, carnets). Dans chacun de ses livres transparaît sa vision d’un monde résolu à ignorer la prééminence des dieux et qu’il souhaite revisiter.

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Description

Dans Fort à faire, il y a de la Beat Generation. On est « sur la route », en permanence partagé entre l’appel du grand dehors et le retour au foyer. À travers le souvenir d’amitiés, chacun, avec esprit, avec verve, s’interroge sur sa place dans le monde, sur les conventions, leurs dépassements – sur la liberté, la liberté jusqu’où ? Il y a aussi de l’ivresse. Une ivresse blondinienne d’abord, qui écume les bars, qui portraiture, saisit des personnages hauts en couleur, qui refait le monde et fait les petits matins nauséeux et erratiques. Une ivresse disons bachique ensuite qui, alors qu’elle interroge des philosophes de l’Antiquité, mène à un autre état d’être, à déchirer le voile, pour vérifier s’il y a bien quelque chose derrière les apparences – si les dieux sont là, au fond d’un rayon de soleil, dans l’étendue des grands espaces vierges, entre les seins laiteux d’une fille. Mais ne nous méprenons pas, s’il y a chez Favrit ivresse, il y a toujours ascèse, ascèse du corps que l’on contraint, fatigue et purifie, et ascèse de l’âme que l’on discipline, éduque, esseule. On ne cède aux plaisirs et à la chair de ce monde que pour y mieux renoncer (et inversement) – c’est presque parfois la tentation de la mortification. Ode à l’amitié, au vin, à l’éloignement, Fort à faire est contemplation autant qu’exercice de vitalité.
(Arnaud Bordes, Réfléchir & Agir)

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