Le Dernier des occupants

12,00 

De retour d’une soirée, Coralie et Alice, les deux filles de l’ancien préfet Louis Moreau, se font agresser dans les rues de Paris par une bande de racailles menée par Maga. Elles sont secourues par Georges Serpent et son fils Lucas, accompagnés de l’intrépide Nathaniel. Des liens se tissent entre ce jeune homme aux idées bien trempées et la très belle Coralie. Mais cette agression était-elle fortuite ? Quel rôle y tient le père des deux victimes ? Pourquoi le commissaire Levebe regarde-t-il Coralie avec insistance au cours de son enquête ? Les deux jeunes filles sont-elles toujours en danger ? Quel secret inavouable se dissimule derrière toute cette affaire aux multiples rebondissements ? Courses-poursuites, combats de rue, enlèvements, coups de feu mais également histoires d’amour et nostalgie dans un Paris et une banlieue défigurés, rythment d’un bout à l’autre ce roman noir. Le Dernier des occupants apparaît comme l’adaptation contemporaine, avec l’Est parisien comme décor et une intrigue policière en plus, de l’ouvrage de Fenimore Cooper, Le Dernier des Mohicans.

Thierry Bouclier est avocat à la Cour. Il est notamment l’auteur de Tixier-Vignancour, une biographie (Rémi Perrin), La République amnésique (Terra Mare) et Qui suis-je ? A.D.G. (Pardès).

 

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Description

Ce roman magnifique est un formidable cri de nostalgie quant au Paris d’avant, quand Paris était encore Paris. On y sent le souffle de Brasillach. Il évoque le quartier de Ménilmontant jouxtant celui de Belleville, ses passages, ses ruelles, la maison du 44 rue des Cascades où fut tourné Casque d’or, les joueurs d’accordéon, le bal musette. La misère assurément, mais aussi l’enfance, les sourires, la tendresse d’une mère, les mistrals gagnants…
(Robert Spieler, Rivarol)

C’est d’abord une élégance, la sèche élégance de phrases courtes, souvent nominales ; l’élégance vive de la menée du récit, sans gras, exécutée aussi sûrement qu’une savate, qu’une boxe pied-poing. Mais aussi un style néo-hussard, dont on retrouve les motifs comme l’esthétique, les jeunes filles en fleurs, les jeunes gens, courageux et littéraires, qui lisent Rebatet et Drieu La Rochelle, une nostalgie urbaine, des bistrots, des parcs, une forme de légèreté – le Paris d’antan, le Paris de Brasillach. C’est enfin, mais le titre le laissait présager, une astucieuse transposition du Dernier des Mohicans : la Seine-Saint-Denis remplace les forêts nord-américaines.
(Arnaud Bordes, Réfléchir & Agir)

D’un format court et ramassé, comme le veulent les canons de la collection, cette aventure urbaine crue et brutale se révèle d’une redoutable efficacité. Avec, au passage, de belles évocations de l’évolution des cités populaires françaises, de l’accès au confort moderne des 30 Glorieuses au chaos ethnique actuel. Et si les derniers Mohicans du béton ne voulaient pas mourir sans combattre ?
(Xavier Eman, Livr’Arbitres)

Un talent insoupçonné. (…) Le dernier occupant reste le seul habitant de souche dans à résider dans une cité de la banlieue, une “zone urbaine sensible”, faite de tours sales, taguées, délabrées. En somme, un univers impitoyable qui s’est développé peu à peu au cours des cinquante dernières années, du fait du manque de volonté et d’énergie de la classe politique française (toutes tendances idéologiques confondues).
(Jérôme Seguin, Lecture et Tradition)

À travers la mémoire de Georges, dernier témoin de souche qui s’accroche à son appartement délabré de Créteil, se dessine le souvenir de l’âge d’or des banlieues. Celui où, pour le monde ouvrier des années 60, les cités, c’était l’Amérique ! Loin des affrontements de bandes rivales, du délabrement, de l’abandon, de la misère qui gangrènent aujourd’hui ces morceaux de France oubliés de tous. Rebondissements, enlèvements, intrigue policière rondement menée, poésie… tous les ingrédients sont réunis pour inviter, d’une manière originale et haletante, le lecteur à une vraie réflexion sur les effets du Grand Remplacement souvent occulté qui ronge un univers méconnu : celui du « dernier des Mohicans ».
(Sabine de Villeroché, Boulevard Voltaire)

Il sourd de ce roman une mélancolie d’autant plus profonde, d’autant plus désespérée, qu’elle est soutenue par une rage politique et culturelle d’une intensité et d’une sincérité totales.
(Michel Marmin, Eléments)