Le Hussard porte le shako

12,00 

 

Le Hussard ? Si je connais… C’est moi ! Lieutenant-colonel de réserve, Julien Ardant, heureux propriétaire des Décombres, la librairie de l’élite, la vraie ! Il m’arrive de laisser mes merveilles gutembergiennes, pour répondre aux appels de ma sœur, une tête pensante des « Services ». Un phénomène, ma frangine ! Trois cerveaux, archi-diplômée, gueule d’ange, carrosserie à laisser sur le carreau Chapron, Pininfarina et Bertone, à croire qu’ils n’ont produit que des caisses à savon avec roues de roller au rabais. Alice est de plus conseiller près le PR (Président de la République). Je n’ai rien à lui refuser. À son appel je quitte la péniche, ma cagna flottante et aussi Héloïse ma douceur. Vous mordez le tableau ? Tout ça pour dire qu’une rouquine, à foutre le feu à un élevage de séminaristes, débarque aux Décombres avant fermeture pour m’apprendre que Charogne est à l’agonie ! Inimaginable… Après une nuit sur laquelle je ne m’étendrai pas, ma rouquemoute disparaît ; le drame ! Je saute dans Arletty, ma Facel-Vega et voilà Don Quiyoyote de la touffe sur la piste de la rouquine. Ce qui m’attend me fait frémir, alors vous… Mieux vaut n’y pas penser !

Pour chaque exemplaire vendu, un test suppositoire offert.

 

Jean-Claude Sacerdot a roulé sa bosse, tellement que celle-ci a disparue. On lui a tiré dessus, en rafale, à l’arme lourde, on l’a même bombardé, ce type s’en est sorti indemne… Vous tenez là son septième roman. Son premier vient d’être adapté pour le cinéma, il termine une série télé avec son co-auteur, Claude Bard, ancien patron de la Police des Polices… manquait plus que ça !

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Description

Sacerdot a un style bien à lui. Le gros lecteur sentira peut-être la capacité de faire chanter les mots et les phrases d’un Céline, la gouaille d’un Paraz, la maîtrise de l’argot d’un Simonin ou d’un Brigneau. Il me fait penser aussi à Marcel Grancher, un auteur lyonnais qu’on ne lit plus guère, mais qui ne manquait pas d’humour, et qui nous torchait des farces assez truculentes, dans les années 1950.
(Présent)

Un ton et une écriture : calembours, jeux de mots, à-peu-près, phrases dynamitées, vocabulaire bousculé, c’est un véritable feu d’artifice ! (…) Comme tous les grands écrivains, il a le sens de la phrase d’entame (et de la dernière aussi d’ailleurs) qui vous accroche illico-presto.
(Alain Sanders)

Une écriture virevoltante, un rythme effréné cadencé par des répliques fleuries lancées à tire-larigot, une incitation à faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l’instrument.
(Patrick Wagner, Livr’Arbitres)