Suprise-partie pour le Hussard

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Un officier des renseignements se souvient : de ce qui se passa à la fin des années 1990, de Paris à la cité balnéaire de Beaulieu, en passant par Lattaquié en Syrie, quand des oligarques, des cultureux, des journalistes, disparurent ou furent éliminés. Était-ce l’opération Surprise-partie qu’avaient décidé Julien Ardant, sa sœur Alice, et Léopold von Kluge ? Opération commando contre tous ceux qui semblaient déjà mettre en place quelque nouvel ordre mondial ? On avait défouraillé d’abondance. Les armes étaient de sortie, FR-F2, grenades, pistolets-mitrailleurs MP5K, Glock 17… Le bleu des piscines des villas de luxe tournait au rouge sang, et les bureaux de trading et les écoles de commerce explosaient.

Tandis que chacun revenait sur son passé, Saint-Maixent, Cercottes et la jolie Anne pour Julien Ardant ; le SAC, le 1er RPIMa, des missions en Orient et en Allemagne pour Von Kluge ; le ministère de l’Intérieur pour Alice. Et qu’on lisait aussi beaucoup, Dumas, Genevoix, Brasillach… Car la littérature et un Walther PPK font toujours bon ménage.

 

Arnaud Bordes est notamment l’auteur de Voir la Vierge, Pop Conspiration, On attendra Victoire. Dernier ouvrage paru : Le Magasin des accessoires.

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Description

Le nouveau titre des aventures du Hussard, où se sont déjà illustrés aussi bien Bruno Lafourcade que Xavier Eman, Pierric Guittaut ou Thierry Bouclier, vient de sortir. Surprise-partie pour le Hussard (Auda Isarn, 2020) est signé Arnaud Bordes, ce qui ne pourra que réjouir les adeptes de ses contes cruels et de son écriture singulière, qui unit la figure de style précieuse à la révélation stupéfiante, qui saisit aussi bien par son name-dropping élégiaque que par la beauté troublante de ses descriptions. (…) Hélas, notre présent nous prouve s’il en était besoin, qu’en supprimant méthodiquement ces divers représentants de l’ordre mondial alors en germe, ces trois justiciers n’ont pu enrayer l’effondrement que nous subissons, tant cette même engeance aujourd’hui prolifère… Surprise-partie pour le Hussard qui abasourdit autant qu’il bouleverse, a ainsi la beauté désespérée d’un baroud d’honneur, sort réservé en notre âge noir à toute littérature encore digne de ce nom.
(Ludovic Maubreuil, Cinématique)

Ça défouraille donc beaucoup dans ce nouvel épisode du Hussard. Et, entre deux exécutions, on décompresse, en écoutant The Smiths, Joy Division ou The Stranglers, et en lisant Dumas, Genevoix et Tourgueniev. Car chez Bordes, on ne tue pas idiot… Une fois de plus, comme pour la plupart de ses livres, le style singulier de ce nouvel opus en fait un objet non identifié. Ce qui ne gâte rien car, avec cette surprise-partie aux allures de grand nettoyage, Arnaud Bordes nous livre assurément un des meilleurs volumes de la série.
(Bruno Favrit, Réfléchir&Agir)

On pense à Fajardie et Manchette, en lisant la description précise et glaçante des crimes, mais aussi l’exaspération pour “la post-démocratie où l’on parle d’autant plus d’une chose qu’elle n’existe plus : d’écologie parce qu’il n’y a plus de nature, d’évènements culturels parce qu’il n’y a plus de culture ; où les sociétés sont d’autant plus ouvertes qu’on impose des limites partout, à tout, qu’on sécurise tout.” Le lecteur ne trouvera pas ici un polar à l’intrigue complexe, à multiples rebondissements croisés : d’emblée, on sait qui tue et pourquoi ; mais un récit en forme d’exercice de style, rapide et froid, finalement inhabituel dans le roman noir français.
(Bruno Lafourcade, Eléments)